Jan Steemann
Mutualisme de Jan Steenman s’inspire des mycorhizes, ces réseaux de filaments reliant plantes et champignons, pour explorer comment des êtres coexistent dans une relation réciproque, au-delà d’un soi strictement défini. Ses sculptures apparaissent comme les manifestations visibles d’un système plus vaste, dont l’essentiel demeure invisible, souterrain, en mouvement. Elles déploient une même recherche à différentes échelles, sans hiérarchie ni centre fixe. Chaque forme peut être appréhendée individuellement tout en appartenant à un ensemble conceptuel commun fondé sur la transformation.
Le mycélium, réseau en expansion composé d’hyphes, constitue ici un modèle: non pas un objet mais une logique d’échange et d’adaptation, sans fusion ni domination. Cette dynamique se manifeste dans les sculptures, qui se développent par extensions, ramifications et tensions. Les surfaces organiques suggèrent des réseaux vivants où chaque élément influence l’autre.
Chaque sculpture apparaît ainsi comme un état transitoire, la cristallisation provisoire d’un processus en cours, où l’individualité se dissout dans un système interconnecté.